TED NS

20 octobre 2012

Quelques réflexions et mises en perspectives sur L'ABA

http://forum.asperansa.org/viewtopic.php?f=6&t=863&start=45

http://forum.asperansa.org/viewtopic.php?p=24632#p24632

http://forum.asperansa.org/viewtopic.php?p=79926#p79926

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10 octobre 2012

Dysharmonie psychotique

La dysharmonie psychotique n'existe pas.

C'est un diagnostique de psychanalyste pour ne pas dire AUTISME. C'est une spécificité française de tout tourner sur le mode psy...

Si on donne ce diagnostique a votre enfant : changez de suivi !

Contactez le CRA (centre de ressources autisme) de votre département afin de prendre des rdv au plus tot pour faire poser un VRAI diagnostique.

Et ainsi pouvoir aider réellement votre enfant à progresser (sinon, on attendra qu'il "émerge" seul de ses troubles...)

01 octobre 2012

Ma vision à moi de l'autisme et des TED

 Ma vision à moi de l'autisme et des TED.

Imaginez un labyrinthe. Imaginez que vous voulez sortir par un passage.

C'est comme lorqu'on veut faire quelque chose et qu'on utilise plusieurs moyens pour arriver à notre but. On s'adapte avec les moyens du bord, avec les outils mis à notre disposition.

Le cerveau est fait comme ça : il reçoit l'information, il traite l'information, il la traduit en actes et pensées.

Imaginez à nouveau le labyrinthe : vous arrivez devant une porte bloquée. Vous allez donc passer par un autre chemin.

Et bien l'autisme, c'est un peu ça.

Il arrive qu'il y ait des noeuds où les connexions ne passent pas. Elles passent donc autre part. Ce qu'on appelle les mécanismes de compensation chez les autistes, TED, etc

Certains développent des habiletés et compétences très pointues et d'un niveau remarquable pour combler les déficits qu'ils ont autre part.

 

ça rejoint les théories d'Howard Gardner sur les intelligences multiples. Théories auxquelles j'adhère à 200% (J'ai son livre sur le sujet)

 

J'ai lu une très belle phrase sur le blog de Tommy dans un commentaire de Fofie.

Je le remets ici :

"Que dire de plus... Oui les thérapies peuvent rendre les autistes plus "fonctionnels", mais leur cerveau ne changera pas. Ca va juste moins "paraître", comme une personne née, une jambe en moins, et qui porte une prothèse sous son pantalon.

J'aime bien l'analogie que la pédo-psy m'avait faite : un cerveau autiste, c'est comme un cerveau à transmission manuelle dans un monde de cerveaux à transmissions automatiques, il y a beaucoup plus d'opérations qui doivent être faites par le "conducteur", donc "consciemment", alors que chez les neurotypiques, tout est "automatique" . Certains conducteurs "manuels" vont toujours "staller", d'autres vont devenir des pilotes de formule 1 et les autres vont se situer quelque part entre ces deux extrêmes."

source : http://ou-est-tommy.blogspot.fr/2012/09/guerir-lautisme.html

(Merci à elle pour ce commentaire très parlant. Le blog de Tommy est un blog que j'aime beaucoup et qui me parle énormément)

 

ça n'en reste pas moins un handicap.

Oui parler 8 langues couramment ou être un génie des sciences c'est très bien. Mais si on a des lacunes en "intelligence sociale" autrement dit la communication et bien ça handicape énormément. Parler 8 langues et ne pas savoir communiquer avec quelqu'un, quelle ironie du sort n'est-ce pas?

 

 

 

 

 

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Les Troubles DYS

 

 

 

Il n'est pas rare d'avoir plusieurs caractéristiques lorsqu'on est "différent" mais ce n'est pas non plus une obligation.

Généralement les TED ont d'autres signes associés. Je ferai un topo sur plusieurs de ces signes. (TDAH Troubles de l'Attention avec Hyperactivité, TDA Troubles de l'Attention sans Hyperactivité, Hyperactivité motrice, DYS, EIP Enfant d'Intelligence Précoce, HPI Haut Potentiel Intellectuel, ...)

Et oui on peut cumuler précocité (être surdoué) et avoir un retard dans d'autres domaine comme le graphisme, le développement psychomoteur et l'attention. ça étonne beaucoup de monde. La précocité peut venir d'un cerveau différent : un fonctionnement différent.

Tout comme l'autisme : où est la norme? C'est quoi un cerveau normal?

On a tous nos caractéristiques. Seulement, chez certains c'est très marqué. D'où toutes ces petites cases dans lesquelles on nous met et les diagnostiques. Pour moi, le diagnostique est là pour nous aider à comprendre si on a une tendance prédominante et à adapter les apprentissages, l'environnement, etc. Mais certainement pas de "s'enfermer" dans un diagnostique. C'est un avis très personnel mais il n'y a pas deux autistes pareil.

ça rejoint ce que je pense sur les modèles à adapter et non pas s'adapter strictement au modèle, individualiser les pratiques, les prises en charge, la pédagogie, etc

Revenons au sujet : les troubles DYS. DYS comme dysfonctionnement.

Au fil de mes recherches, j'en suis arrivée à me dire que Robin avait des troubles praxiques : des troubles de la motricité.

Une grande maladresse et autres signes associés. ça pourrait expliquer aussi ses problèmes phoniques pour articuler certains sons (une dyspraxie oro faciale?)

Je pensais aussi à une dyspraxie neuro-visuelle ou visuo-spatiale. Donc en lien avec ses problèmes de vue. Nous avions déjà dû recontrer orthoptiste et neuro pédiatre car, petit, il levait la tête plutôt que les yeux pour regarder vers le haut...
 ça lui est passé au moment de rencontrer le neuro pédiatre en juillet 2009. Aussi, lorsqu'on s'est présentés à Lille, nous n'avons vu que les internes car le neuro pédiatre était en intervention chirurgicale. Et au vu de ce progrès (lever les yeux pour regarder vers le haut) ils n'ont pas jugé utile que nous rencontrions le neuropédiatre.

Nous étions rentrés à Paris avec toujours des questions mais rassurés.

Des années plus tard, je ne peux m'empêcher de rechercher des liens.

D'ailleurs la psychiatre à Paris a demandé conseil au neuro pédiatre de son secteur pour les mêmes questions quand je lui en ai parlé.

J'étais donc sur des questionnements pertinents.

 

Vous voulez le fin mot de l'histoire? Moi aussi! Si seulement on avait toutes les réponses... Je doute qu'on les ai toutes un jour...

Robin a bien un retard en psycho-motricité et en particulier en coordination. Retard évalué à un an et demi soit 3 ans et demi. Pour les novices, la motricité = bouger. Le cerveau commande les gestes et permet d'ajuster, affiner son geste. Sauter à pieds joints est acquis depuis pas si longtemps que ça et sa soeur plus jeune que lui de 3ans y arrive aussi bien, voire mieux que lui (elle est en avance en motricité)

Dans la mesure où c'est un retard HOMOGENE pour l'instant on ne penche pas pour la dyspraxie. Mais il y a bien des problèmes praxiques. Seulement, c'est beaucoup moins lourd qu'une dyspraxie complète. (J'utilise volontairement un langage approximatif car c'est très complexe à comprendre et à expliquer)

On ne peut pas écarter la dyspraxie. N'oublions pas que les TED, les troubles DYS, etc évoluent dans le temps... On évaluera ça à nouveau dans un an et demi.

Actuellement, au vu de ses résultats en psychomotricité, il n'y aurait à priori pas de soucis de dyspraxie.

Y aurait-il un trouble DYS autre? Dyslexie, dyscalculie, ... Selon les sources environ 6 à 15% de la population souffre de troubles DYS et la majorité de ces personnes n'est pas diagnostiquée.

Voici un lien qui détaille les troubles DYS : http://www.ffdys.com/troubles-dys/nature-des-troubles/introduction.htm?p1

 

Je conseille vivement de regarder le "C'est pas sorcier" sur les troubles DYS.

Non seulement il est très clair pour comprendre les troubles DYS mais aussi on peut se faire une idée du circuit neurologique. Comme l'autisme vient d'un problème neurologique...

Je vous mets le lien avec en dessous le résumé de l'émission que l'on peut trouver sur le site "c'est pas sorcier" (pour la petite histoire, Robin est fan de cette émission, nous lui avons offert l'intégrale 2011 trouvée sur le site groupon. il n'y a pas toutes les émissions mais c'est déjà un bon début)

http://c-est-pas-sorcier.france3.fr/?page=emission&id_article=1891

Bravo à eux et à quand un "C'est pas sorcier" sur l'autisme et les TED? :)

 

RESUME DE L'EMISSION :

Ils ont du mal à lire, à écrire, à compter, à coordonner leurs gestes ou encore à s’exprimer de manière cohérente. Nous nous intéressons aujourd’hui aux enfants atteints de ce que l’on appelle les « troubles dys ».

Qu’il s’agisse de dyslexie, de dyspraxie, de dysphasie, de dyscalculie, de dysorthographie, ils seraient en France entre 10 et 15% à souffrir de tels troubles de l’apprentissage. Des handicaps invisibles, qui peuvent aboutir à un échec scolaire massif et à une grande souffrance morale s’ils ne sont pas bien pris en charge.

Pour comprendre à quel point ces troubles occupent une place importante dans la vie des enfants qui en sont atteints, Fred va rencontrer de jeunes patients et les adultes impliqués dans leur accompagnement.

Jamy, lui, va installer son laboratoire au Neurospin, un centre de référence en imagerie cérébrale près de Paris, où l’on étudie notamment le fonctionnement du cerveau des personnes « dys ».

Des mots sur les maux





Fred se rend à l’école du CERENE, dans le 17ème arrondissement de Paris, qui accueille exclusivement des enfants atteints de troubles « dys » en très grande difficulté.
Aujourd’hui encore, les troubles « dys » sont mal connus… Les enfants qui en sont atteints sont souvent considérés en milieu scolaire comme des bons à rien ou des fainéants. Aux côtés du neuropsychologue Hervé Glasel, Fred découvre comment établir un diagnostic précis – étape essentielle pour accompagner au mieux les jeunes patients.
Jamy se plonge quant à lui dans les circonvolutions de notre cerveau pour décrypter l’origine de ces troubles multiples et variés.

La dyslexie – le cerveau en toutes lettres





La dyslexie est sans doute le plus fréquent des troubles « dys » : elle toucherait, selon les estimations, entre 6 et 8% des enfants d’une même tranche d’âge. Les enfants qui en sont atteints ont de grandes difficultés à lire et à écrire sans faire de fautes. Mais par la rééducation, ils parviennent à surmonter en partie ce handicap. C’est le cas de Quentin, 12 ans ½, que Fred rencontre lors d’une séance chez l’orthophoniste Marie-Noëlle Idiart.
Pour un bon lecteur, lire semble presque magique : il suffit de poser le regard sur un mot et notre cerveau nous donne accès à son sens et à sa prononciation sans le moindre effort… Et pourtant, c’est loin d’être aussi simple ! Jamy nous décrit l’une après l’autre toutes les étapes de la lecture dans notre cerveau. Maquette à l’appui, il nous montre comment le moindre petit grain de sable dans ce système complexe peut l’empêcher de fonctionner…

La dyspraxie – « Je suis maladroit »





Fred a rendez-vous avec Manon, 10 ans, qui est dyspraxique. La dyspraxie est un défaut de coordination des gestes : l’enfant est anormalement maladroit ; il ne peut effectuer correctement des gestes qu’il conçoit pourtant très bien.
La dyspraxie est peu connue, et pourtant, elle toucherait près de 5% des enfants, surtout des petits garçons. Aux côtés de Manon et de son père, Fred découvre les difficultés quotidiennes de ces jeunes dyspraxiques, mais aussi certaines solutions mises en œuvre pour les contourner.
Jamy, de son côté, nous démontre qu’un geste apparemment simple comme lancer une balle ou tenir une fourchette est en réalité très complexe : presque tout notre cerveau est impliqué à chacun de nos mouvements ! Habituellement, cela se fait sans que nous ayons à y réfléchir, mais pour un enfant dyspraxique, ce n’est pas si évident…

Grandir avec une « dys »





A l’école comme à la maison, les enfants atteints de troubles « dys » doivent à tout prix bénéficier d’adaptations particulières pour compenser leurs difficultés et leur permettre de mieux se concentrer sur les apprentissages fondamentaux. Ces méthodes adaptées sont privilégiées dans les écoles spécialisées comme celle du CERENE, à Paris mais peuvent aussi être appliquées dans les écoles classiques.
Ces enfants « dys-fférents » peuvent réussir leur scolarité et des études supérieures. C’est le cas de Chloé, 23 ans, qui malgré une dyslexie sévère, a réussi à faire des études et à trouver un métier qui lui plait beaucoup.

 

 

 

29 septembre 2012

TSA tout au long de la vie

 

 

 

Extrait de : http://aba-autisme.fr  Guide pour les Parents d’enfants avec Autisme et TED

 

Comme chacun de nous, les personnes avec TSA changeront tout au long de leur vie. Parce que les interventions précoces ont montré leurs résultats sur de très jeunes enfants, il y a eu des démarches effectuées pour identifier les enfants très jeunes qui pourraient dans le futur développer des symptômes de TSA. Une étude récente de Ozonoff et al. a trouvé que les enfants commencent à montrer des déficits dans les compétences sociales et de communication après les 6 premiers mois de leur vie. Beaucoup des enfants de cet échantillon qui montraient des déficits étaient ensuite diagnostiqués TSA.

Cette étude montrait aussi les choses suivantes:

  •   Les déficits incluaient une réduction du contact oculaire et du sourire social et des taux plus faibles aux tests mesurant la réponse sociale entre 6 et 12 mois

  •   A partir de 12 mois, les différences significatives dans le sourire social et le regard des visages étaient identifiées

  •   A partir de 18 mois, il y a des différences significatives dans tous les comportements mesurés. Cela inclut le regard des visages, les vocalisations et la verbalisation.

    Les parents commencent à identifier les symptômes les plus évidents de TSA quand les enfants grandissent. Quand cela arrive, les familles commencent normalement le processus d'évaluation. Souvent, les parents rapportent que leur enfant ne « fait pas grand-chose » ou qu’il fait mais de façon inhabituelle. Un médecin généraliste bien formé peut reconnaître certains signes d'alerte.

    Puisque les enfants avec TSA continuent de grandir et de se développer, ils peuvent exigés des niveaux différents de soutien (ou des buts à atteindre) pour être capable de naviguer avec succès dans un monde social de plus en plus complexe. Un très jeune enfant peut recevoir des interventions précoces concernant les compétences sociales afin d’aborder des compétences de base urgentes comme la position assise, le tour de rôle, le lever de main ou l'attente. D'un autre côté, un enfant plus âgé ou un adolescent aura besoin de travailler la pragmatique qui affecte ses capacités à se faire et à garder des amis, à parler au sexe opposé, à trouver un emploi...

    Les enfants et les adolescents avec TSA tendent souvent à plus d'indépendance du moment qu'ils progressent grâce à une intervention précoce et passe de l'école primaire au collège.

    Tout naturellement, c’est fréquemment un domaine de préoccupation pour les parents. La bonne nouvelle est que, avec les améliorations technologiques, il est possible d'augmenter l'indépendance en utilisant des outils comme les kits Bluetooth, les tablettes, les mp3, les vidéos en tant qu’aide individuelle. Tandis que les besoins de soutien, de supervision et/ ou d'incitations peuvent continuer à l'adolescence et à l'âge adulte, la voie que vous choisirez pour l'aider doit changer pour arriver plus facilement à l'indépendance sociale et à la vie sociale.

     

Comme le nombre d'individus avec TSA augmente, nous avons vu se développer plus de soutien dans la transition à l'âge adulte. Certaines écoles ont commencé à considérer les besoins des jeunes personnes avec TSA sur leur campus. Les étudiants avec TSA font face à de nombreuses difficultés incluant l'augmentation du niveau du stress, les difficultés à se faire des amis et un manque de relation avec le sexe opposé. Certaines écoles sont partenaires d'agences fournissant aux personnes avec TSA des services d'aide pour accéder à une vie étudiante plus positive et assurer leurs propres soutiens.

Ce qui est moins connu concerne la façon dont les symptômes évoluent de l'enfance à l'âge adulte. Le tableau 1 se focalise sur les changements de développement des enfants en passant par l'adolescence et les jeunes adultes.

Comment les TSA sont-ils diagnostiqués ?

Il n'y a pas de test médical pour le diagnostic des TSA mais quand les parents sont inquiets à propos de leur enfant, ils doivent consulter un médecin. Il peut exclure les diverses causes potentielles médicales spécifiques aux symptômes associés au TSA. Par exemple, les enfants avec un problème d’oreilles peuvent connaître un retard sévère dans la communication associé à un certain nombre d'autres symptômes typiquement associés à l'autisme.

Avant qu'un enfant soit diagnostiqué avec TSA, cet enfant doit être pris en charge par un professionnel qui a de l'expérience dans l'évaluation des tSA. Cela pourrait être un psychologue, un psychiatre, un neuropédiatre, ou un pédiatre qui sont spécialisés dans le diagnostic et la recommandation de prises en charge pour enfants avec TSA.

Les guides des meilleures pratiques identifient les 6 composants suivants pour une évaluation de diagnostic complète:

1. entretien des parents ou des personnes qui gardent l'enfant
2. Examen des rapports médicaux, psychologiques et/ou scolaires appropriées 3. Evaluation congnitive et développementale
4. Observation de situations de jeux
5. Mesure des fonctions adaptatives
6. Examen médical complet

Le diagnosticien doit utiliser les informations obtenues dans cette évaluation et évaluer les symptômes de l'enfant qui sont en relation avec les critères de diagnostic établis par le DSM- IV-TR


TABLEAU 1
Les changements de développement des élèves avec TSA durant leurs années d'école

DOMAINE

AGE

SYMPTOMES

 

Développement social

   

Petite enfance

 
  •   peut éviter le contact,

  •   peut s'isoler,

  •   peut ne pas imiter les expressions de visage,

  •   peut ne pas rire en réponse aux rires de leurs

    parents,

  •   peut échouer à répondre aux besoins

    émotionnels des autres

   

Age scolaire

  •   peut ne pas s'engager dans les jeux sociaux,

  •   peut préférer les jeunes enfants,

  •   peut sembler "autoritaire" lors de jeux avec

    d'autres enfants

 

Adolescence

 
  •   les écarts dans les compétences sociales deviennent plus apparents,

  •   problèmes de rencontre,

  •   les problèmes sociaux sont parfois liés à d'autres

    problématiques comme un manque d'hygiène

 

Communication

Petite enfance

  •   peut avoir un manque de langage,

  •   peut utiliser l’écholalie immédiate ou différée,

  •   peut utiliser des phrases préparées d'avance,

  •   peut ne pas répondre à son nom,

  •   peut ne pas utiliser de gestes ou peu de gestes

 

Age scolaire

 
  •   peut parler comme un "petit professeur" qui ferait cours sur un sujet,

  •   peut avoir des conversations en sens unique,

  •   peut ne pas s'apercevoir à quel point ces

    comportements peuvent heurter les autres

 

Adolescence

  •   compréhension pauvre de notions abstraites,

  •   problèmes dans la compréhension des blagues et

    du langage familier,

  •   peut avec des tics de langages tirés de la

    télévision ou de films, qui les placent dans des situations problématiques à l'école

 

ACTIVITES RESTREINTES

   

Petite enfance

 
  •   peut avoir des mouvements moteurs répétitifs comme le claquement des mains, la torsion des doigts, le balancement,

  •   peut aligner les jouets pour un examen visuel,

  •   peut trier les jouets sans jouer de manière

    fonctionnelle avec eux,

  •   peut avoir quelques rigidités dans les routines

   

Age scolaire

  •   peut être très attaché aux règles,

  •   peut créer ses propres règles pour donner du sens

    au monde (et avoir du mal à gérer lorsque les autres violent ces règles)

 

Adolescence

 
  •   peut s'engager dans des rituels élaborés pour permettre ses tics moteurs,

  •   peut être obsédé pendant des heures sur une rencontre brève avec ses pairs

 

AUTRES

Petite enfance

  •   crises de colère,

  •   sensibilité à la lumière ou aux sons,

  •   problèmes d'alimentation (souvent associé à la

    texture),

  •   inquiétude à propos de sa sécurité (peut courir

    dehors pieds nus dans la neige)

Age scolaire

  •   Inquiétude sur ses études,

  •   difficultés de concentration et d'irritabilité dues à

    des problèmes de sommeil ou de

    communication,

  •   peut être perturbé pendant les transitions,

  •   peut être maladroit dans les activités sportives

 

Adolescence

  •   symptômes de dépression ou d'anxiété,

  •   peut ne pas comprendre les règles à respecter

    dans les comportements sexuels (et peut être

    poussé par ses pairs à violer ces règles),

  •   risque accru de crises associées au début de la

    puberté.

 

 

 

La grille d’observation TEACCH

L’intervention TEACCH a mis en place une grille d’observation centrée sur les aptitudes sociales.

Elle évalue 5 points:

  • la proximité en observant si cette dernière est supportée par l’enfant
  • l’utilisation du corps et des objets en observant les mouvements corporels inhabituels, la compréhension de l’utilisation des objets permettant une intégration sociale
  • la réponse sociale en observant les réactions de l’enfant face aux autres lors des interactions
  • les initiatives sociales
  • les comportements socialement inacceptables comme l’agressivité, l’automutilation…

Ces 5 points sont observés dans:

  • un temps structuré et donné,
  • un temps non structuré,
  • un temps de repas,
  • un temps de déplacements et
  • un temps de rencontres.

L’intervenant met une note représentative à chaque fois de son niveau d’indépendance:

  • résistance
  • guidance physique
  • encouragement direct
  • encouragement indirect
  • indépendance

Suite à cela, un choix de priorités dans l’apprentissage social est défini puis une évaluation de l’autonomie est effectuée. L’objectif est de passer à la note supérieure.

Cette méthode permet la mesure du nombre de difficultés enregistrées, la mise en place d’un programme de capacités pour la vie , la hiérarchisation des préférences de l’enfant, la mise en avant des erreurs commises souvent par trop grande ambition des intervenants.

 

plus d'infos sur http://www.aba-autisme.fr/teacch-observation/

Incompréhension sur les TSA (Troubles du Syndrôme Autistique)

  1. Incompréhension sur les TSA

     

    Il y a beaucoup de mythes et d'incompréhensions à propos de l'autisme et des personnes avec TSA. Ceux-ci sont souvent alimentés par des informations imprécises sur internet ou dans les médias.

    Une chose que nous connaissons est que les individus sur le spectre autistique font face à autant de problèmes, expériences, frustrations et joies qu'une personne neurotypique. Un autre fait irréfutable est que l'autisme est un spectre avec une diversité impressionnante. Chaque personne avec TSA a une combinaison de symptômes qui font de lui une personne unique. En outre, la même personne peut avoir des symptômes très différents d'une situation à une autre.

Un mythe répandu est que les TSA sont une forme de désordre intellectuel et de retard mental. Un autre est que chaque personne avec TSA a des incapacités cognitives ou intellectuelles. Il est vrai qu'un grand nombre de personnes avec autisme ou TEDNS sera diagnostiqué avec un déficit intellectuel. Le Centre National de Contrôle et de Prévention des Maladies rapporte que 30 à 51% des individus avec autisme (41% en moyenne) ont un déficit intellectuel. Cependant, il y a aussi des individus avec TSA qui ont une intelligence dans la moyenne ou au-dessus de la moyenne ou qui sont très performants dans des domaines et très pauvres dans d'autres.

Une autre idée préconçue est que les personnes avec TSA ne peuvent avoir de relation parce qu'elles manquent de compétences sociales et de désir d'interagir avec les autres. Même si la difficulté des interactions sociales est un facteur clef dans le diagnostic des TSA, cela ne signifie pas que ces personnes ne peuvent pas créer des formes de relation avec les autres, ou qu'elles ne le désirent pas. Pour beaucoup de personnes sur le spectre, les difficultés dans la création de relation sociale sont centrées sur un axe primordial: leurs problèmes à comprendre le langage et à s'exprimer. Comme dans d'autres domaines, chaque personne aura des niveaux variables d'intérêt, de compétences, d'anxiété quand il créera et maintiendra une relation sociale. Aussi, ces relations peuvent apparaître différentes que celle traditionnellement vécues par les personnes neurotypiques.

 

 

Extrait de : "Guide pour les Parents d’enfants avec Autisme et TED"en téléchargement gratuit chez : http://aba-autisme.fr  
Aba-autisme.fr - Site d’information sur l’Autisme « Adaptation et compréhension »

 

 

28 septembre 2012

Jeux et exercices pour travailler la motricité fine

Voici une première liste non exaustive et qui sera complétée.

 

- Colorino ou Fantacolor (on l'a)

- Docteur Maboul (on vient de le trouver en brocante, pas encore testé)

- Les perles à repasser (on en a un lot, pas encore testé)

- Des perles en bois à enfiler (on en a trouvé de belles en bois en brocante, boîte neuve)

- Les duplo ou les lego (on a)

- Les kaplas (on a)

- Les circuits de train en bois type Brio, ikea (les deux sont compatibles entre eux) (on a)

 

Bibliographie :


 Un bon livre de psychomotricité "La psychomotricité au service de l'enfant" Lucie Staes, Bruno De Lievre

Un peu cher comme tous les livres outils (38/40 euros) mais très complet. D'ailleurs la psychomotricienne de R le cite aussi en référence.

La dernière édition a aussi un chapitre sur l'adulte et l'adolescent.

Cet ouvrage aborde les domaines de la neuromotricité, de la psychologie, des apprentissages scolaires et traite de certains problèmes moteurs, scolaires ou comportementaux. Il propose une progression dans les apprentissages psychomoteurs et surtout, un grand choix d'exercices groupés par thèmes ou objectifs d'apprentissage.

Présentation de l'éditeur

Cet ouvrage donne aux éducateurs et rééducateurs une approche des notions de psychomotricité, une progression dans les apprentissages psychomoteurs et surtout un grand choix d'exercices groupés par thèmes ou objectifs d'apprentissages. Ceux-ci stimuleront l'imagination de chacun et permettront de créer les séances les mieux adaptées à chaque groupe, à chaque enfant. C'est entre 0 et 6 ans que l'évolution psychomotrice est la plus marquée. Après cette période, l'enfant va sans cesse affiner ses acquisitions. C'est pourquoi la première partie de l'ouvrage fera référence à la petite enfance, les trois suivantes concernent les enfants de 6 à 12 ans. Enfin, la dernière partie concerne l'adolescence et l'âge adulte. Il s'agit donc d'un précieux outil de travail indispensable à tous les éducateurs, psychomotriciens, enseignants, rééducateurs, kinésithérapeutes et autres professionnels de l'enfance, de l'adolescence et de l'âge adulte. 5e édition revue et augmentée d'un chapitre consacré à l'adolescence et à l'âge adulte.

Biographie de l'auteur

Bruno De Lièvre, Instituteur, licencié en sciences psycho-pédagogiques et docteur en sciences de l'éducation. Il est chef de service de pédagogie générale et des médias éducatifs à l'université de Mons, dans laquelle il travaille depuis 1991. Ses activités d'enseignement et de recherche sont relatives à la pédagogie générale, à la didactique et aux usages des technologies de l'information et de la communication en éducation. Lucie Staes, Kinésithérapeute de formation et professeur de psychomotricité à la Haute École Léonard de Vinci à Bruxelles.

 

 

 

Les brocantes, l'occasion et les ludothèques sont une bonne alternative à l'achat.

En plus d'être écologique, ils permettent de réduire le budget, de tester plus de choses que si on achetait tout en neuf.

Pour le nettoyage un peu de spray magique (50 % eau / 50% vinaigre blanc / quelques gouttes de liquide vaisselle / quelques gouttes d'huiles essentielles tea tree, environ 10/15, et voilà un spray désinfectant)

Les livres cartonnés pour les petits, ceux avec une pellicule plastifiée, se nettoient bien au spray

Les lego, playmobil, etc dans un filet à linge à maille fine et lave vaisselle ou lave linge à 60 ou 70 ° (attention aux autocollants sur les jouets, ça ne passe pas au lave vaisselle).
 

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Trouble envahissant du développement - Non Spécifié (TED - NS)

 

Le TED NS est une catégorie de diagnostic utilisée quand un enfant montre quelques-uns des symptômes de l’autisme, mais pas assez pour correspondre aux critères diagnostics de l’autisme ou du syndrôme d’Asperger. Le diagnostic de TED-NS est donné lorsque l’enfant montre moins de six des 12 symptômes décrits dans le DSM-IV-TR (APA, 2000). Ce diagnostic est également donné aux enfants qui commencent à montrer des symptômes après l’âge de 3 ans.

Beaucoup de parents ne savent pas ce qu’un diagnostic de TED-NS signifie. Ce n’est pas surprenant car il est moins bien défini que la plupart des autres troubles du spectre autistique. Certains professionnels voient le diagnostic de TED-NS comme une catégorie « fourre-tout » qui nécessite d’autres critères de définition et de diagnostic. Pour compliquer encore les choses, parents et professionnels ont parfois des idées fausses au sujet de TED- NS. Par exemple, certaines personnes décrivent le TED-NS comme une forme très légère d’autisme. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité! Par exemple, un enfant peut avoir 4/5 symptômes très sévères et répondre aux critères de TED-NS. En comparaison, un enfant avec des troubles autistiques (six ou plus des symptômes) peut présenter des symptômes plus légers, et avoir moins de déficits dans l’’ensemble. Par conséquent, lors de la conception d’un accompagnement pour les enfants atteints de TED-NS, il est souvent avantageux de les considérer comme ayant des niveaux de difficultés comparables à ceux présentant d’autres diagnostics de TSA.

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