01 octobre 2012

Les Troubles DYS

 

 

 

Il n'est pas rare d'avoir plusieurs caractéristiques lorsqu'on est "différent" mais ce n'est pas non plus une obligation.

Généralement les TED ont d'autres signes associés. Je ferai un topo sur plusieurs de ces signes. (TDAH Troubles de l'Attention avec Hyperactivité, TDA Troubles de l'Attention sans Hyperactivité, Hyperactivité motrice, DYS, EIP Enfant d'Intelligence Précoce, HPI Haut Potentiel Intellectuel, ...)

Et oui on peut cumuler précocité (être surdoué) et avoir un retard dans d'autres domaine comme le graphisme, le développement psychomoteur et l'attention. ça étonne beaucoup de monde. La précocité peut venir d'un cerveau différent : un fonctionnement différent.

Tout comme l'autisme : où est la norme? C'est quoi un cerveau normal?

On a tous nos caractéristiques. Seulement, chez certains c'est très marqué. D'où toutes ces petites cases dans lesquelles on nous met et les diagnostiques. Pour moi, le diagnostique est là pour nous aider à comprendre si on a une tendance prédominante et à adapter les apprentissages, l'environnement, etc. Mais certainement pas de "s'enfermer" dans un diagnostique. C'est un avis très personnel mais il n'y a pas deux autistes pareil.

ça rejoint ce que je pense sur les modèles à adapter et non pas s'adapter strictement au modèle, individualiser les pratiques, les prises en charge, la pédagogie, etc

Revenons au sujet : les troubles DYS. DYS comme dysfonctionnement.

Au fil de mes recherches, j'en suis arrivée à me dire que Robin avait des troubles praxiques : des troubles de la motricité.

Une grande maladresse et autres signes associés. ça pourrait expliquer aussi ses problèmes phoniques pour articuler certains sons (une dyspraxie oro faciale?)

Je pensais aussi à une dyspraxie neuro-visuelle ou visuo-spatiale. Donc en lien avec ses problèmes de vue. Nous avions déjà dû recontrer orthoptiste et neuro pédiatre car, petit, il levait la tête plutôt que les yeux pour regarder vers le haut...
 ça lui est passé au moment de rencontrer le neuro pédiatre en juillet 2009. Aussi, lorsqu'on s'est présentés à Lille, nous n'avons vu que les internes car le neuro pédiatre était en intervention chirurgicale. Et au vu de ce progrès (lever les yeux pour regarder vers le haut) ils n'ont pas jugé utile que nous rencontrions le neuropédiatre.

Nous étions rentrés à Paris avec toujours des questions mais rassurés.

Des années plus tard, je ne peux m'empêcher de rechercher des liens.

D'ailleurs la psychiatre à Paris a demandé conseil au neuro pédiatre de son secteur pour les mêmes questions quand je lui en ai parlé.

J'étais donc sur des questionnements pertinents.

 

Vous voulez le fin mot de l'histoire? Moi aussi! Si seulement on avait toutes les réponses... Je doute qu'on les ai toutes un jour...

Robin a bien un retard en psycho-motricité et en particulier en coordination. Retard évalué à un an et demi soit 3 ans et demi. Pour les novices, la motricité = bouger. Le cerveau commande les gestes et permet d'ajuster, affiner son geste. Sauter à pieds joints est acquis depuis pas si longtemps que ça et sa soeur plus jeune que lui de 3ans y arrive aussi bien, voire mieux que lui (elle est en avance en motricité)

Dans la mesure où c'est un retard HOMOGENE pour l'instant on ne penche pas pour la dyspraxie. Mais il y a bien des problèmes praxiques. Seulement, c'est beaucoup moins lourd qu'une dyspraxie complète. (J'utilise volontairement un langage approximatif car c'est très complexe à comprendre et à expliquer)

On ne peut pas écarter la dyspraxie. N'oublions pas que les TED, les troubles DYS, etc évoluent dans le temps... On évaluera ça à nouveau dans un an et demi.

Actuellement, au vu de ses résultats en psychomotricité, il n'y aurait à priori pas de soucis de dyspraxie.

Y aurait-il un trouble DYS autre? Dyslexie, dyscalculie, ... Selon les sources environ 6 à 15% de la population souffre de troubles DYS et la majorité de ces personnes n'est pas diagnostiquée.

Voici un lien qui détaille les troubles DYS : http://www.ffdys.com/troubles-dys/nature-des-troubles/introduction.htm?p1

 

Je conseille vivement de regarder le "C'est pas sorcier" sur les troubles DYS.

Non seulement il est très clair pour comprendre les troubles DYS mais aussi on peut se faire une idée du circuit neurologique. Comme l'autisme vient d'un problème neurologique...

Je vous mets le lien avec en dessous le résumé de l'émission que l'on peut trouver sur le site "c'est pas sorcier" (pour la petite histoire, Robin est fan de cette émission, nous lui avons offert l'intégrale 2011 trouvée sur le site groupon. il n'y a pas toutes les émissions mais c'est déjà un bon début)

http://c-est-pas-sorcier.france3.fr/?page=emission&id_article=1891

Bravo à eux et à quand un "C'est pas sorcier" sur l'autisme et les TED? :)

 

RESUME DE L'EMISSION :

Ils ont du mal à lire, à écrire, à compter, à coordonner leurs gestes ou encore à s’exprimer de manière cohérente. Nous nous intéressons aujourd’hui aux enfants atteints de ce que l’on appelle les « troubles dys ».

Qu’il s’agisse de dyslexie, de dyspraxie, de dysphasie, de dyscalculie, de dysorthographie, ils seraient en France entre 10 et 15% à souffrir de tels troubles de l’apprentissage. Des handicaps invisibles, qui peuvent aboutir à un échec scolaire massif et à une grande souffrance morale s’ils ne sont pas bien pris en charge.

Pour comprendre à quel point ces troubles occupent une place importante dans la vie des enfants qui en sont atteints, Fred va rencontrer de jeunes patients et les adultes impliqués dans leur accompagnement.

Jamy, lui, va installer son laboratoire au Neurospin, un centre de référence en imagerie cérébrale près de Paris, où l’on étudie notamment le fonctionnement du cerveau des personnes « dys ».

Des mots sur les maux





Fred se rend à l’école du CERENE, dans le 17ème arrondissement de Paris, qui accueille exclusivement des enfants atteints de troubles « dys » en très grande difficulté.
Aujourd’hui encore, les troubles « dys » sont mal connus… Les enfants qui en sont atteints sont souvent considérés en milieu scolaire comme des bons à rien ou des fainéants. Aux côtés du neuropsychologue Hervé Glasel, Fred découvre comment établir un diagnostic précis – étape essentielle pour accompagner au mieux les jeunes patients.
Jamy se plonge quant à lui dans les circonvolutions de notre cerveau pour décrypter l’origine de ces troubles multiples et variés.

La dyslexie – le cerveau en toutes lettres





La dyslexie est sans doute le plus fréquent des troubles « dys » : elle toucherait, selon les estimations, entre 6 et 8% des enfants d’une même tranche d’âge. Les enfants qui en sont atteints ont de grandes difficultés à lire et à écrire sans faire de fautes. Mais par la rééducation, ils parviennent à surmonter en partie ce handicap. C’est le cas de Quentin, 12 ans ½, que Fred rencontre lors d’une séance chez l’orthophoniste Marie-Noëlle Idiart.
Pour un bon lecteur, lire semble presque magique : il suffit de poser le regard sur un mot et notre cerveau nous donne accès à son sens et à sa prononciation sans le moindre effort… Et pourtant, c’est loin d’être aussi simple ! Jamy nous décrit l’une après l’autre toutes les étapes de la lecture dans notre cerveau. Maquette à l’appui, il nous montre comment le moindre petit grain de sable dans ce système complexe peut l’empêcher de fonctionner…

La dyspraxie – « Je suis maladroit »





Fred a rendez-vous avec Manon, 10 ans, qui est dyspraxique. La dyspraxie est un défaut de coordination des gestes : l’enfant est anormalement maladroit ; il ne peut effectuer correctement des gestes qu’il conçoit pourtant très bien.
La dyspraxie est peu connue, et pourtant, elle toucherait près de 5% des enfants, surtout des petits garçons. Aux côtés de Manon et de son père, Fred découvre les difficultés quotidiennes de ces jeunes dyspraxiques, mais aussi certaines solutions mises en œuvre pour les contourner.
Jamy, de son côté, nous démontre qu’un geste apparemment simple comme lancer une balle ou tenir une fourchette est en réalité très complexe : presque tout notre cerveau est impliqué à chacun de nos mouvements ! Habituellement, cela se fait sans que nous ayons à y réfléchir, mais pour un enfant dyspraxique, ce n’est pas si évident…

Grandir avec une « dys »





A l’école comme à la maison, les enfants atteints de troubles « dys » doivent à tout prix bénéficier d’adaptations particulières pour compenser leurs difficultés et leur permettre de mieux se concentrer sur les apprentissages fondamentaux. Ces méthodes adaptées sont privilégiées dans les écoles spécialisées comme celle du CERENE, à Paris mais peuvent aussi être appliquées dans les écoles classiques.
Ces enfants « dys-fférents » peuvent réussir leur scolarité et des études supérieures. C’est le cas de Chloé, 23 ans, qui malgré une dyslexie sévère, a réussi à faire des études et à trouver un métier qui lui plait beaucoup.

 

 

 


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